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Enquête : Kinésithérapie à domicile

Enquête : Kinésithérapie à domicile

Enquête : Kinésithérapie à domicile

Ce questionnaire vise à mieux comprendre les pratiques de kinésithérapie à domicile, les difficultés rencontrées et les leviers qui pourraient favoriser leur développement, afin d’améliorer l’accès aux soins à domicile sur l’ensemble du territoire.

 

Synthèse de Présentation : Projet Soins de Kinésithérapie à Domicile en Nouvelle-Aquitaine

1. Contexte, Objet et Périmètre du Projet

Le maintien à domicile des personnes âgées, fragiles ou à mobilité réduite est un pilier majeur de la prise en charge de la santé publique. En Nouvelle-Aquitaine, les soins de masseurs-kinésithérapeutes (MK) à domicile (incluant les EHPAD assimilés au lieu de vie) connaissent une tension forte.

L’étude menée par l’URPS MK Nouvelle-Aquitaine (URPS MK-NA 2026) vise à :

  • Objectiver la réalité du terrain : Analyser les contraintes de temps, de déplacements et les difficultés économiques vécues par les kinésithérapeutes libéraux.
  • Mesurer les impacts sur la santé : Évaluer les conséquences du refus de soins ou des retards de prise en charge pour les patients.
  • Chiffrer la soutenabilité économique : Proposer une analyse médico-économique démontrant l’intérêt de préserver et valoriser l’offre à domicile pour éviter des surcoûts reportés sur le système de santé.

2. État des Lieux et Constats de l’Enquête Terrain

L’enquête réalisée auprès de 780 répondants met en évidence une situation d’accès aux soins particulièrement critique :

Un accès aux soins sous tension : 85 % des masseurs-kinésithérapeutes signalent que leurs patients rencontrent souvent des difficultés pour trouver un praticien effectuant des séances à domicile.

Des refus de soins contraints : 78 % des professionnels ont déjà été contraints de refuser au moins une demande de prise en charge à domicile.

Un impact direct sur la santé des patients : 94 % des praticiens constatent des conséquences négatives directes sur la santé ou le bien-être de la population fragile en raison de cette offre insuffisante ou retardée.

Message clé : Le soin à domicile n’est pas une simple modalité d’organisation logistique pour les cabinets libéraux ; il s’agit d’un véritable enjeu territorial d’accès aux soins.

3. Analyse Médico-Économique des Déplacements

L’étude démontre que la fragilité de l’offre à domicile repose principalement sur le non-recouvrement du temps professionnel mobilisé en dehors du soin effectif.

Modélisation du Scénario Central (sur une base mensuelle) :

  • Activité moyenne : Environ 100 km parcourus par semaine pour les soins à domicile.
  • Coût réel global : Estimé à 508 € / mois (intégrant le kilométrage, les frais directs et le temps de trajet valorisé sur la base d’une vitesse moyenne de 35 km/h et 30 €/h).
  • Indemnités perçues : Estimées à 307 € / mois.
  • Reste à charge / Déficit : Près de 200 € / mois non couverts par professionnel.

Message clé : Le frein économique à la réalisation des soins à domicile réside principalement dans la valorisation insuffisante du temps de trajet non-soin, et pas uniquement dans les frais kilométriques stricts.

4. Impact Budgétaire et Modélisation Médico-Économique

Pour évaluer l’impact financier global pour l’Assurance Maladie, l’étude compare deux choix d’organisation sur un échantillon théorique de 100 patients pendant 12 semaines (soit 2 400 interventions au total) :

Option A : Maintien et revalorisation du soin à domicile (test d’une indemnité portée à 4 € par acte).
Option B : Transfert des soins vers le cabinet, nécessitant un transport sanitaire pour les patients incapables de se déplacer seuls (base de calcul : transport VSL aller-retour estimé à 72 €).

Enseignements de la simulation :
Économies potentielles globales pour le système de santé : Selon le taux de maintien à domicile évitant un recours au transport sanitaire, les gains s’élèvent à :

  • Scénario Prudent : 4 740 €
  • Scénario Central : 13 100 €
  • Scénario Favorable : 29 760 €

Seuil d’équilibre : 52 transports sanitaires évités seulement (soit à peine 2 % des 2 400 interventions) suffisent à absorber et amortir intégralement le surcoût lié à la revalorisation de l’acte à domicile.

Message clé : Soutenir financièrement le soin à domicile constitue une stratégie médico-économique gagnante : cela prévient le report vers des dépenses lourdes de transport sanitaire (VSL/Ambulance) tout en garantissant la continuité des soins et la qualité de vie des patients.

Synthèse visuelle des principaux résultats : Infographie_soins_au_domicile
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